Comme tous les jeudis, le docteur Martin commençait sa tournée de consultations à domicile par une visite à Mme Blanchard. Depuis plusieurs semaines, il trouvait la vieille dame systématiquement dans son jardin, un râteau entre les mains. Comment ça va Madeleine ce matin? Moins bien qu’hier, mieux que demain, docteur. Haha! Vous êtes sûre que... Lire la Suite →
Le barbu, les anneaux et les discours
Ses bras sont comme des montagnes qui s’enroulent autour de moi. Ça ne s’enroule pas une montagne me dis-tu, mais c’est ce que tu crois. Ou plutôt ce que tu ne crois pas. Moi rien ne m’étonne chez cet homme-là, depuis son tour de passe-passe d’il y a trois ans et des poussières, c’est parfois... Lire la Suite →
Cette nuit était dure comme de la pierre et je n’ai même pas vu la Lune. Le vent soufflait comme les énormes éventails qu’on agite quand il n’y a plus d’espoir. Le temps ne contenait même plus de couleurs et encore moins du vert. En tombant j’ai réussi à me raccrocher aux branches et ma... Lire la Suite →
Colette, du rock et de la pop (eh ouais)
Colette prend toujours soin de choisir une belle tenue pour venir rencontrer le groupe ; elle assortit à son corsage un joli collier, souvent imposant. Parfois elle change de lunettes, et elle sourit quand je lui fais la remarque. Elle a le regard qui pétille et des cheveux gris qu’elle laisse tomber jusqu’aux épaules. Colette... Lire la Suite →
Je promets de sortir tous les jours, tous les jours
Quand je serai grande, j’aurai une maison avec un magnolia dans le jardin. Symbole exact du printemps, et le printemps c’est ma saison préférée tu sais? Ce parfait mi-chemin entre le froid et le chaud, cette odeur spéciale que prend l’air de de ta maison quand tu aères en grand. Le printemps me console d’habiter... Lire la Suite →
« Vous voyez, je suis encore là » 2/2
(L’assistance se laissait faire – que pouvions-nous faire d’autre ? Nous ne voulions rien faire d’autre.) Chacun laissait son esprit se partager entre la conversation en cours, quel qu’en fût le sujet, et les souvenirs suggérés par la simple prononciation de ces deux syllabes. Chacun, sauf moi, qui n'ai pas connu Julien de son vivant... Lire la Suite →